Êtes-vous bien informé sur les maladies de la macula ?

QUIZZ : VRAI OU FAUX ?

La DMLA peut être liée à une activité répétée ou excessive de lecture ou de travaux sur ordinateur.

Réponse : faux !
Aucune étude n’a permis d’établir que ce type d’activités intensives pourrait être en cause dans l’apparition ou l’aggravation de la DMLA. De même, contrairement à certaines idées reçues, la DMLA n’est pas liée à une exposition répétée à la lumière ou à la prise de certains médicaments.

Chaque DMLA est particulière.

Réponse : vrai.
La gravité et l’évolution de la maladie varient d’une personne à l’autre et d’un œil à l’autre chez un même patient.

La DMLA rend souvent aveugle.

Réponse : faux.
Sauf complication rare, la vision périphérique, ou champ visuel, reste normale : la DMLA n’entraîne pas de cécité totale. Les personnes atteintes peuvent donc conserver une certaine autonomie dans leur vie quotidienne (déplacements, repas, habillage…).

La DMLA se manifeste toujours par l’apparition d’une tache centrale noire (scotome).

Réponse : faux.
Dans la plupart des cas, la DMLA évolue plusieurs années sans aucun signe d’alerte. Puis, elle peut se manifester par d’autres symptômes que cette tache centrale noire (flou visuel, ternissement des couleurs, lignes droites déformées…). Enfin, ces symptômes sont parfois trompeurs et peuvent être liés à une autre pathologie que la DMLA.

Le test d’Amsler est une méthode facile et fiable de dépistage.

Réponse : faux.
La grille d’Amsler permet seulement de détecter des symptômes. En outre, elle peut être normale malgré une DMLA et peut aussi révéler une autre pathologie que la DMLA. L’examen du fond d’œil pratiqué par un ophtalmologiste est donc la seule méthode de dépistage fiable de la DMLA.

Fumer augmente considérablement son risque d’avoir une DMLA.

Réponse : vrai.
Le tabagisme est un facteur de risque majeur. Chez les grands fumeurs, le risque de MLA et de DMLA est multiplié par 3 à 6.

Les aliments riches en oméga-3 sont efficaces dans la prévention de la DMLA.

Réponse : vrai.
Les acides gras essentiels de la famille des oméga-3 jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des photorécepteurs (cellules visuelles) de la rétine. Des études ont notamment mis en évidence le fait qu’une supplémentation en oméga-3 pourrait réduire de moitié le risque de DMLA exsudative. Les oméga-3 se trouvent notamment dans des aliments comme les poissons gras (saumon, hareng, maquereau, sardine), les fruits secs  (noix, noisettes, amandes), le colza, le soja…

Le facteur temps est fondamental pour limiter l’impact de la DMLA.

Réponse : vrai.
En matière de DMLA, il est important de ne pas perdre de temps ! Moins d’une semaine doit ainsi s’écouler entre le début des symptômes et la consultation d’ophtalmologie. Par ailleurs, le traitement d’une DMLA exsudative doit débuter moins de dix jours après le diagnostic.

Comme pour la myopie, le port de lunettes permet de corriger la DMLA.

Réponse : faux.
La DMLA est une maladie qui ne peut en aucun cas être compensée par une correction optique de type lunettes ou lentilles de contact.

On peut guérir d’une DMLA.

Réponse : faux.
Tout au plus est-il possible d’en ralentir l’évolution, dans certains cas.

La maculopathie diabétique s’accompagne souvent de symptômes.

Réponse : faux.
La maculopathie diabétique peut apparaître silencieusement sans aucun signe d’alerte. Les symptômes se développent généralement avec le temps.

La maculopathie diabétique peut concerner tous les diabétiques, quel que soit leur type de diabète.

Réponse : vrai.
L’œdème maculaire est toutefois plus fréquent chez les patients traités par insuline (15%) que chez les patients traités par hypoglycémiants oraux (4%).

La grossesse est un facteur aggravant de la maculopathie diabétique.

Réponse : vrai.
La grossesse augmente le risque de développer une maculopathie diabétique chez les femmes diabétiques. C’est pourquoi ces dernières devraient subir un bilan ophtalmologique complet avant la conception et pendant le premier trimestre de grossesse.

Plus la maculopathie diabétique est dépistée tôt, plus on limite ses risques de perte d'acuité visuelle

Réponse : vrai et faux
La forme ischémique de la maladie est malheureusement incurable et peut entraîner de graves dommages au plan visuel. En revanche, le dépistage précoce est fondamental pour traiter efficacement la maculopathie œdémateuse. Associé à un traitement approprié, il permet ainsi de prévenir ou ralentir la perte de vision, voire d’améliorer la vision. C’est pourquoi, tous les patients diabétiques doivent impérativement faire contrôler leur macula chaque année, à partir de l’âge de 10 ans.

La maculopathie diabétique apparaît uniquement chez les personnes atteintes de rétinopathie diabétique

Réponse : faux.
Si la présence d’une rétinopathie diabétique augmente significativement le risque de développer une maculopathie diabétique, cette dernière peut aussi apparaître de façon autonome sans être associée à une autre pathologie oculaire.

La maculopathie diabétique est la seule maladie oculaire des diabétiques

Réponse : faux.
Le diabète augmente le risque de développer d’autres pathologies des yeux comme certains glaucomes ou la cataracte.

Plus on avance en âge, plus nos yeux s’usent.

Vrai et faux : ce n’est pas tant l’âge qui est responsable de cette usure que les pathologies oculaires qui ont plus de probabilités de survenir lorsqu’on vieillit : cataracte, DMLA, etc.

Les yeux verts ou bleus sont plus fragiles que les yeux de couleur foncée.

Faux : la couleur ne joue absolument aucun rôle dans la santé oculaire et contrairement aux idées reçues, les yeux clairs ne sont pas plus fragiles que les yeux marron ou noirs !

Il faut ménager ses yeux et ne pas trop les solliciter pour les conserver longtemps en bonne santé.

Faux : les yeux ont même besoin d’entraînement pour être performants, comme la mémoire. N’ayez donc aucune crainte. Vous ne risquez pas d’épuiser votre capital visuel en vous servant de vos yeux !

Lorsqu’on souffre de basse vision, il ne sert plus à rien d’être suivi régulièrement par son ophtalmologiste puisque « le mal est déjà fait ».

Faux : il est indispensable de continuer à faire contrôler régulièrement sa vision même si l’on souffre d’une forte baisse d’acuité visuelle. Ce dernier pourra en effet recommander au patient des traitements adaptés à sa pathologie oculaire ou l’orienter vers des spécialistes qui pourront l’aider à exploiter au mieux sa vision résiduelle.

La rééducation visuelle n’est pas efficace pour les personnes âgées.

Faux : il n’est jamais trop tard pour consulter un orthoptiste et rééduquer ses yeux par des exercices adaptés.

On a plus de chances d’avoir une occlusion veineuse rétinienne si l’on souffre de problèmes circulatoires et notamment de phlébites.

Faux : les occlusions veineuses rétiniennes n’ont aucun lien avec les phlébites des membres inférieurs et les personnes atteintes de phlébites ne sont pas plus exposées que le reste de la population au risque d’occlusion veineuse rétinienne.

L’OVR s’accompagne toujours de symptômes visuels.

Faux : si les patients atteints peuvent ressentir des symptômes pouvant aller d’un voile léger à une baisse significative d’acuité visuelle, il est tout à fait possible de développer la maladie sans ressentir aucun signe. D’où la nécessité de faire contrôler sa vision régulièrement chez un ophtalmologiste, notamment si l’on a plus de 55 ans et si l’on souffre de glaucome ou d’hypertension artérielle.

Il existe une seule forme d’occlusion veineuse rétinienne.

Faux : l’occlusion veineuse rétinienne peut se développer sous deux formes :

  • L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) : forme la moins courante c’est aussi la plus dangereuse au plan visuel. Dans ce type d’OVR, le blocage se produit dans la veine rétinienne principale située à l’arrière de l’œil ;
  • L’occlusion d’une branche veineuse rétinienne (OBVR) : beaucoup plus fréquente que l’occlusion de la veine centrale de la rétine, cette forme d’OVR est liée au blocage d’un segment des veines de la rétine.